Le projet nanothéranostic

Le projet nanothéranostic 2019-03-17T15:14:40+00:00

Le projet nanothéranostic est le projet phare de TORSKAL. Débuté en octobre 2015 il vise à utiliser le potentiel réducteur d’espèces végétales de La Réunion afin d’élaborer des composés à la double action de diagnostic et de thérapie pour des applications en oncologie.

Concevoir des nanovecteurs par chimie verte est cofinancée par l’Union européenne et la Région Réunion (FEDER 1.15). Un post-doc a également été cofinancé sur ce même programme de recherche (FEDER 1.16).

En travaillant avec des méthodes de chimie verte, le projet vise la synthétise de nanoparticules d’or pour le traitement de cancers de la peau par hyperthermie plasmonique.

Agent thérapeutique

Le schéma ci-contre illustre le principe d’action souhaité sur la cellule cancéreuse. Une fois injectés, les nano-agents reconnaissent la cellule tumorale (par ciblage passif et actif) et sont internalisés dans la cellule. Une irradiation localisée est alors effectuée afin de stimuler les nanoparticules. Les propriétés physico-optiques intrinsèques de leur métal provoquent une augmentation de la température.

Cette hyperthermie engendre la destruction des cellules cancéreuses.

Agent d’imagerie médicale

Les nanoparticules d’or s’accumulent préférentiellement dans le foyer tumoral. Leur localisation peut être contrôlée par CT Scan du fait de leur Z élevé.

Etat d’avancement

Endemic Plants: From Design to a New Way of Smart Hybrid Nanomaterials for Green Nanomedicine Applications
J Nanomed Nanotechnol 2018, 9: 518. 9:5, (0)
https://doi.org/10.4172/2157-7439.1000518

Green extraction of endemic plants to synthesize gold nanoparticles for theranostic applications
Frontiers in laboratory medicine 2017, 3: 158:171, (1)
https://doi.org/10.1016/j.flm.2017.10.003

  • Torskal a breveté un mode d’obtention de nanoparticules d’or par chimie verte.

  • Les travaux de caractérisation de ces complexes ont été réalisés (tailles, formes, rendement…).

  • Les nanoparticules ont été fonctionnalisées par des molécules naturelles afin de garantir le ciblage dans l’organisme.

  • Des études de photothérapie plasmonique ont été réalisées afin de mesurer le dégagement de chaleur in vitro.

  • Les études précliniques sur des modèles murins tumoraux ont été entrepris afin de visualiser la biodistribution in vivo par CT Scan

Les premiers résultats sont prometteurs. Le suivi cinétique post-injection indique une accumulation progressive des nanoparticules dans la zone tumorale.

L’irradiation montre une efficacité pour le traitement du mélanome.
Notre volonté : effectuer les essais précliniques réglementaires et développer nos collaborations pour atteindre les essais cliniques chez l’homme