Le projet nanothéranostic

Le projet nanothéranostic 2017-07-25T08:27:43+00:00

Le projet nanothéranostic est le projet phare de TORSKAL. Débuté en octobre 2015 il vise à utiliser le potentiel réducteur d’espèces végétales de La Réunion afin d’élaborer des composés à la double action de diagnostic et de thérapie pour des applications en oncologie.

Concevoir des nanovecteurs par chimie verte est cofinancée par l’Union européenne et la région Réunion

En travaillant avec des méthodes de chimie verte, le projet entend synthétiser des nanoparticules d’or, exemptes de micropolluants toxiques pour l’organisme, ayant des propriétés physiques pouvant être exploitées en qualité de médiateurs de l’hyperthermie pour le secteur de l’oncologie et assure le monitoring par imagerie médicale pour le suivi de tumeur.

Agent thérapeutique

Le schéma ci-contre illustre le principe d’action souhaité sur la cellule cancéreuse. Une fois injectés, les nano-agents reconnaissent spécifiquement la cellule tumorale (par ciblage passif et actif) et s’internalisent. Une irradiation localisée est alors effectuée afin de stimuler les nanoparticules. Les propriétés physico-optiques intrinsèques de leur métal provoquent une augmentation de la température.

Cette hyperthermie engendre la destruction des cellules cancéreuses avoisinantes.

Agent diagnostique

Les nanoparticules d’or peuvent également être utilisés comme agents de contraste en imagerie pour une meilleure visualisation des tumeurs. L’excitation des sondes permet une émission de lumière très localisée au niveau de la tumeur et donc un suivi du traitement.

Etat d’avancement

  • Torskal a breveté un mode d’obtention de nanoparticules d’or par chimie verte.

  • Les travaux de caractérisation de ces complexes ont été réalisés (tailles, formes, rendement…).

  • Les nanoparticules ont été fonctionnalisées par des molécules naturelles afin de garantir le ciblage dans l’organisme.

  • Des études de photothérapie plasmonique ont été réalisées afin de mesurer le dégagement de chaleur in vitro.

  • Les études précliniques sur des modèles murins tumoraux ont été entrepris afin de visualiser la biodistribution in vivo par CT Scan

Les premiers résultats sont prometteurs. Le suivi cinétique post-injection indique une accumulation progressive des nanoparticules dans la zone tumorale.
Notre volonté : poursuivre les essais et développer nos collaborations pour atteindre les essais cliniques chez l’homme